ANALYSE MARCHés

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Le prix des marchés futurs et forwards décroît de façon continue sur 2023 depuis le début du mois de novembre, et ce malgré le retard dans les réouvertures des centrales nucléaires en France. En effet, 26 des 56 réacteurs sont toujours à l’arrêt en France, causant des incertitudes sur les ambitions de l’Etat à réouvrir 16 des réacteurs d’ici la fin de l’année, dont 11 dans le courant du mois.
Après une grève de plusieurs semaines dans les centrales nucléaires françaises, la direction d’EDF et les syndicats se sont mis d’accord pour augmenter les salaires afin de dissiper les inquiétudes pesant sur la production avant l’hiver. Suite à l’annonce d’un accord, les grévistes ont relâché la pression sur les centrales électriques.
Les marchés de l’électricité et du gaz poursuivent leur période de stabilité entamée début septembre. Les autres matières premières et les contrats carbones sont pour leurs parts plutôt orientés à la baisse. Il semblerait alors que l’état du parc nucléaire crée un plancher malgré l’apparente amélioration sur le prix des matières premières.
Le marché de l’électricité semble se positionner autour d’une valeur relativement stable sur les produits futures et forwards calendaires. Le marché ne prend donc toujours pas de direction entre d’un côté un possible prix plafond sur le prix de l’électricité et de l’autre de fortes tensions sur le gaz avec les suspicions de sabotage sur Nord Stream 1 & 2 (NS1 & 2).
Depuis la fin du mois d’août, le gazoduc Nord Stream 1 a cessé de fournir du gaz à l’Europe. Cet arrêt pour une maintenance de 3 jours avait déjà été anticipé par les marchés pour être de plus longue durée. Les marchés ont donc connu des pics de prix à plus de 1 100 €/MWh pour l’année prochaine et des niveaux de volatilité sans précédent.
Le marché s’est intéressé cette semaine à la fin de la maintenance du gazoduc Nord Stream 1 ( NS1) de la mer Baltique. Les craintes étaient dirigées vers une possible prolongation de la maintenance, qui n’aura finalement pas lieu.
Le Parlement européen a adopté la semaine dernière la réforme du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) dans le cadre du paquet climat « Fit for 55. » Après l’échec du 8 juin dernier, les eurodéputés ont voté majoritairement en deuxième lecture en faveur de la proposition de compromis.
L’activisme des pouvoirs publics a pesé son poids sur les niveaux de prix de l’énergie, notamment sur les discussions au Parlement européen visant à réduire la spéculation sur les quotas et à établir les conditions de marché pour atteindre les objectifs de réduction d’émission à l’horizon 2035.
Depuis près d’un mois maintenant, on remarque que le prix de l’électricité futur se trouve dans un tunnel de prix d’une amplitude de 5%. Cette phase de marché est la plus longue observée récemment depuis la hausse des prix de l’énergie. 
Ces dernières semaines, la sûreté du nucléaire français a été le premier facteur d’évolution des prix. En effet, plus de 30 réacteurs sur 56 sont à l’arrêt en France actuellement.
Les points importants : Depuis deux semaines, on note une augmentation de 17% sur les prix de l’électricité baseload. En France, dans un marché sans liquidité, le BL 2023 est aujourd'hui à 280 euros du MWh.   Cette augmentation est favorisée par