Le prix de l’électricité ne devrait pas augmenter cet hiver : c’est l’engagement pris par le gouvernement le 7 octobre 2026. Les modalités ne sont pas encore connues. Voici ce qui est acté, ce qui reste à préciser et ce que cela peut changer selon votre contrat.
Ce que le gouvernement a annoncé
Mercredi 7 octobre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est exprimé lors d’une allocution télévisée. Il a affirmé un objectif « ferme » : «le prix de l’électricité ne doit pas augmenter cet hiver».
Il a ajouté que le gouvernement prendrait les décisions nécessaires pour tenir cet objectif et qu’il y reviendrait prochainement. Il a aussi demandé à EDF de mobiliser au maximum ses capacités de production, dans le respect des exigences de sûreté.
Le lendemain, Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie, s’est exprimée sur franceinfo. Elle a présenté cette annonce comme « un engagement » du gouvernement.
À ce stade, aucun mécanisme de blocage des tarifs n’a été défini. On ne sait pas encore s’il s’agira d’un gel du tarif réglementé, d’une baisse de taxe ou d’un autre dispositif. On ne sait pas non plus quels contrats seront couverts.
Pourquoi une hausse était redoutée
L’annonce intervient dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient. Les risques autour du détroit d’Ormuz font remonter les cours du pétrole.
Le lien avec votre facture d’électricité tient au fonctionnement du marché européen. Le prix de gros de l’électricité dépend en partie du coût des centrales au gaz, appelées lors des pics de consommation.
Selon Maud Bregeon, plus la France produit d’électricité nucléaire et renouvelable, moins son prix dépend du gaz sur le marché européen. C’est le sens de la demande faite à EDF.
Qui fixe le prix de l'électricité en France ?
Pour les particuliers, la référence reste le tarif réglementé de vente d’électricité (TRVE), aussi appelé tarif Bleu. Il est proposé par EDF et les entreprises locales de distribution.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pour mission de proposer aux ministres de l’Énergie et de l’Économie les évolutions de ce tarif. Le gouvernement décide ensuite. Ces évolutions interviennent deux fois par an, au 1er février puis au 1er août.
Le dernier mouvement date du 1er août 2026 : le gouvernement a accepté la proposition de la CRE d’une hausse moyenne de 2,5 % TTC. La CRE l’a expliquée par la hausse du TURPE, le tarif qui finance les réseaux, et par l’intégration du nouveau mécanisme de capacité.
Le prochain rendez-vous tarifaire est attendu au 1er février 2027. C’est sur ce mouvement que l’engagement du gouvernement devrait se concrétiser.
Votre contrat est-il concerné ?
Tout dépend du type d’offre que vous avez souscrite. Cette information figure sur votre contrat ou votre facture.
Tarif réglementé ou offre indexée sur ce tarif
Vous êtes en première ligne. Votre prix suit directement les évolutions du TRVE. Une décision du gouvernement sur ce tarif s’appliquerait donc à vous.
Offre à prix fixe
Le prix du kWh est bloqué pour la durée prévue au contrat. Une hausse des marchés ne vous touche pas pendant cette période. Selon les contrats, les évolutions de taxes ou d’acheminement peuvent toutefois être répercutées. Vérifiez les conditions générales de votre offre.
Offre indexée sur le marché
Votre prix suit les marchés de gros : il peut baisser comme monter. Un engagement portant sur le tarif réglementé ne s’appliquera pas forcément à ce type d’offre.
Que faire en attendant les précisions ?
Pas de démarche urgente : l’annonce ne modifie aucun contrat à ce jour. Vous pouvez en profiter pour faire le point calmement.
Commencez par vérifier le type de votre offre. Si elle est à prix fixe, notez sa date d’échéance. Comparez ensuite les offres disponibles. Le comparateur du Médiateur national de l’énergie, sur energie-info.fr, est public et indépendant.
Changer de fournisseur reste simple. Il n’y a aucune coupure : le réseau reste le même, seul votre contrat change. Votre nouveau fournisseur s’occupe des formalités, y compris la résiliation de l’ancien contrat.