Publié le 15/06/2026

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48 équipes, 104 matchs, 16 villes réparties entre les États-Unis, le Canada et le Mexique… La Coupe du monde 2026 est la plus grande jamais organisée. Mais cette édition record pourrait aussi établir un record d’un autre genre : celui des émissions de CO₂.

Les estimations varient selon les méthodes de calcul, mais toutes pointent dans la même direction. Selon le cabinet Greenly, l’empreinte carbone du Mondial 2026 pourrait atteindre 7,8 millions de tonnes de CO₂. L’association Scientists for Global Responsibility, elle, évoque un chiffre qui dépasse les 9 millions de tonnes.

Pour se repérer : c’est à peu près l’empreinte carbone annuelle d’un pays comme la Croatie… pour un événement d’un mois.

Trois raisons principales expliquent cette ampleur.

Le transport, avant tout. C’est de loin le poste le plus lourd. Supporters, équipes, journalistes, prestataires : tout ce monde doit se déplacer entre trois pays et plusieurs fuseaux horaires. Les distances entre villes hôtes sont souvent de plusieurs milliers de kilomètres, rendant le train ou le bus inenvisageables. Les vols s’accumulent donc à un rythme inédit.

Les stades. Même en réutilisant des infrastructures existantes, les faire fonctionner reste très énergivore : éclairage puissant, climatisation dans des villes à 40 °C, écrans géants, systèmes de sécurité, restauration pour 80 000 personnes à chaque match.

Le numérique. Souvent oublié, il pèse pourtant dans la balance : billetterie en ligne, plateformes de streaming, data centers qui diffusent les matchs en temps réel, réseaux de communication… tout cela a un coût carbone.

C’est le dilemme au cœur de cet événement. Le passage de 32 à 48 équipes signifie plus de matchs, plus de délégations, plus de supporters, plus de déplacements. Plus un événement grandit, plus il génère de revenus et de visibilité — mais plus son impact environnemental s’alourdit.

Et les annonces de durabilité des organisateurs (tri des déchets, énergie renouvelable dans certains stades, compensation carbone) ne suffisent pas à inverser cette tendance de fond, tant que le modèle lui-même repose sur la mobilité longue distance et la massification.

La Coupe du monde 2026 est un bon révélateur de la difficulté à concilier grands événements et sobriété carbone. Elle montre que l’impact d’un rassemblement ne se mesure pas qu’à ce qui se passe dans le stade, mais à tout ce qui l’entoure : les trajets, l’hébergement, la logistique, les écrans qu’on allume chez soi.

Pour nous, supporters, la bonne nouvelle : regarder les matchs depuis son canapé ou un bar du quartier reste la façon la plus simple et la moins carbonée de vivre le Mondial.

Quelle est l’empreinte carbone de la Coupe du monde 2026 ?

Les estimations varient entre 7,8 et 9 millions de tonnes de CO₂, selon les cabinets d’analyse. C’est comparable à l’empreinte annuelle d’un pays comme la Croatie.

Pourquoi cette édition serait-elle plus polluante que les précédentes ?

C’est la première fois que le Mondial se joue sur trois pays simultanément (États-Unis, Canada, Mexique). Avec 48 équipes et 104 matchs au lieu de 64, les distances à parcourir et le nombre de déplacements explosent.

Qu’est-ce qui génère le plus d’émissions lors d’une Coupe du monde ?

Le transport représente la part la plus importante : vols des équipes, des supporters et des milliers de prestataires. Viennent ensuite la consommation énergétique des stades, puis l’impact numérique (streaming, data centers, billetterie en ligne).