Électricité
Baisse de la production nucléaire d'EDF en raison des fortes chaleurs
Les réductions de production nucléaire d’EDF liées aux fortes chaleurs atteignent un pic à 12 % de la capacité du parc (7,6 GW). Ces restrictions baisseront ensuite à 11,4 %, puis à 7 % de la capacité installée.
Plusieurs réacteurs, dont St Alban, Tricastin, Chooz et Golfech, subissent des arrêts ou des baisses de charges prolongés. EDF est légalement contrainte de limiter sa production pour des raisons environnementales face à la surchauffe des rivières. Enfin, malgré des températures atteignant 38 °C dans le sud, la canicule devrait s’atténuer dès le lendemain.
Implantation d'une usine EPR2 à Dieppe
La filière nucléaire française franchit une nouvelle étape avec le projet d’implantation à Dieppe (Normandie), sur la zone d’Eurochannel 3, d’une usine géante de préfabrication dédiée aux futurs réacteurs EPR2.
Porté par l’industriel Altrad Endel (en négociation exclusive avec EDF), ce projet baptisé MEGA représente un investissement estimé à 125 millions d’euros et devrait permettre la création de 350 emplois directs. D’une superficie d’environ 63 000 m², le site aura pour mission de fabriquer et d’assembler les tuyauteries et les supports nécessaires aux six premiers réacteurs EPR2 prévus en France (notamment à Penly, Gravelines et Bugey), avec une mise en service visée autour de 2028.
Gaz
Un recul temporaire des cours freiné par de fortes inquiétudes sur les stocks et la concurrence asiatique
Les prix du gaz européen ont reculé ce lundi, influencés par les espoirs d’une désescalade du conflit américano-iranien après l’annonce par Donald Trump d’une annulation de frappe et la perspective de négociations. Le contrat néerlandais TTF a ainsi baissé à 58,87 EUR/MWh et le NBP britannique à 143,44p/th. Néanmoins, les analystes estiment cet optimisme géopolitique prématuré, s’attendant à ce que l’Iran maintienne une posture de confrontation jusqu’aux élections de mi-mandat en novembre.
Parallèlement, les marchés continuent de subir des tensions structurelles importantes. En effet, les réserves gazières de l’Union européenne affichent un plancher historique sur cinq ans à 57,11 % de leurs capacités, ce qui compromet l’atteinte de l’objectif de remplissage de 90 % prévu pour le mois de décembre. Cette situation est aggravée par la difficulté de l’Europe à concurrencer l’Asie pour s’approvisionner en GNL.
Pétrole
La diplomatie et la réouverture d'Ormuz apaisent les marchés
Les cours du pétrole ont fortement chuté ce lundi suite à l’annonce par Donald Trump d’une suspension des bombardements contre l’Iran et d’une reprise des négociations. Cette décision intervient après des menaces d’intervention musclées, influencée par des appels au dialogue de l’Arabie saoudite et par la volonté d’éviter une hausse des prix de l’essence à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis.
Le Brent de la mer du Nord a ainsi perdu 4,59 % et le WTI américain a chuté de 5,57 %. Cependant, un climat d’incertitude plane toujours : alors que Washington évoque des pourparlers directs, Téhéran a formellement démenti négocier avec les Américains, affirmant se concentrer uniquement sur des discussions avec Oman pour sécuriser et rouvrir la navigation dans le détroit d’Ormuz, marqué par une récente explosion près d’un pétrolier.
Prix de clôture du 31/07/2026 : 84,58 $/bbl
Variation depuis le 20/07/2026 : -0,60 %
Charbon
Chute des prix en Europe
Les prix du charbon en Europe ont poursuivi leur baisse ce lundi, pénalisés par de fortes contraintes logistiques liées aux niveaux d’eau historiquement bas du Rhin qui entravent le transport fluvial et freinent la demande au comptant.
Le contrat API 2 a ainsi reculé à 122 USD/t, tandis que les coûts de transport par barge ont explosé, incitant les traders à limiter leurs achats. Par ailleurs, malgré ces difficultés logistiques, les exploitants de centrales allemands confirment l’absence de pénurie grâce à des réserves suffisantes sur site et à des solutions alternatives comme le transport par rail ou par camion, bien que les marges actuelles restent trop faibles pour motiver un surcroît d’acheminement routier.
Prix de clôture du 31/07/2026 : 124,93
Variation depuis le 20/07/2026 : +1,36 %
CO2
Hausse des prix du carbone dans le sillage de l'énergie
Les garanties d’origine européennes sont restées globalement stables sur la semaine jusqu’à jeudi, soutenues par une augmentation des acheteurs fondamentaux qui a permis de contrebalancer la faible liquidité estivale et une situation hydrologique difficile.
Ainsi, le contrat de référence hydroélectrique nordique Cal 26 est demeuré stable autour de 1,50 EUR/MWh, tandis que les contrats Cal 27, Cal 28 et Cal 29 se sont négociés respectivement aux alentours de 1,60 EUR/MWh, 1,60 EUR/MWh et 1,50 EUR/MWh.
Bien que l’activité soit restée mince en raison des vacances d’été et de l’incertitude entourant les règles du système de compensation allemand, le marché surveille de près la demande à venir ainsi que la sécheresse persistante dans certaines zones norvégiennes et dans la région alpine, qui font craindre un resserrement de l’offre et laissent entrevoir un potentiel de hausse des prix plus tard dans l’année.
Prix de clôture du 31/07/2026 : 81,26 €/t
Variation depuis le 20/07/2026 : -2,44 %
Garanties d’origine
Stabilité des prix malgré un marché estival calme et des tensions hydrologiques
Les garanties d’origine européennes sont restées globalement stables sur la semaine jusqu’à jeudi, soutenues par une augmentation des acheteurs fondamentaux qui a permis de contrebalancer la faible liquidité estivale et une situation hydrologique difficile.
Ainsi, le contrat de référence hydroélectrique nordique Cal 26 est demeuré stable autour de 1,50 EUR/MWh, tandis que les contrats Cal 27, Cal 28 et Cal 29 se sont négociés respectivement aux alentours de 1,60 EUR/MWh, 1,60 EUR/MWh et 1,50 EUR/MWh.
Bien que l’activité soit restée mince en raison des vacances d’été et de l’incertitude entourant les règles du système de compensation allemand, le marché surveille de près la demande à venir ainsi que la sécheresse persistante dans certaines zones norvégiennes et dans la région alpine, qui font craindre un resserrement de l’offre et laissent entrevoir un potentiel de hausse des prix plus tard dans l’année.